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    La douceur
    selon André Comte-Sponville

    Elle est d’abord une paix, réelle ou souhaitée : c’est le contraire de la guerre, de la cruauté, de la brutalité, de l’agressivité, de la violence…Paix intérieure, et la seule qui soit une vertu.
    La douceur est une force, c’est pourquoi elle est une vertu : c’est force en état de paix, force paisible et douce, pleine de patience et de mansuétude.
    C’est le refus de faire souffrir, de détruire (quand ce n’est pas indispensable), de saccager. C’est respect protection, bienveillance.
    C’est une espèce de bonté naturelle ou spontanée dont la maxime serait : « fais ton bien avec le moindre mal d’autrui qu’il est possible » Rousseau.« Par une nécessité de nature, tout être exerce toujours tout le pouvoir dont il dispose » Thucydide. La douceur est l’exception qui confirme cette règle c’est pouvoir sur soi contre soi si il le faut.
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Schéma d’Aristote
Irascibilité/ douceur /mollesse
L’homme doux tient le milieu entre « l’homme colérique, difficile et sauvage », et l’homme « servile et sot » à force d’impassibilité ou de placidité excessive.

Carte des vertus
La compassion souffre de la souffrance d’autrui ; la douceur refuse de la produire ou de l’augmenter . La générosité veut faire du bien à l’autre  ; la douceur refuse de lui faire du mal.
Plus négative peut-être que la toute affirmative générosité, mais plus positive aussi que la toute réactive compassion, la douceur se tient dans l’entre-deux, sans rien qui pèse ou qui pose, sans rien qui force ou qui agresse.

La non violence n’est bonne que si elle est efficace. - Simone Weil-do01